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04CONCOURS

QCM ADR de base : format de l'épreuve et 12 questions

QCM ADR de base : au moins 25 questions tirées d'un recueil de 300, 70 % exigés, examen tenu par l'organisme de formation. Douze questions commentées.

ÉQUIPE ÉDITORIALE TEST-ADR.FRLECTURE 7 MIN

Ce que l'épreuve demande vraiment

Le QCM de la formation de base est la seule chose qui sépare un conducteur de son certificat ADR. Ce guide dit ce que le texte exige, ce qu'il n'exige pas, et il propose douze questions commentées, chacune avec sa justification et sa référence réglementaire.

Premier point, et c'est celui sur lequel circulent le plus d'approximations : le nombre de questions est un plancher, pas un nombre fixe. Le plancher de 25 questions vient de l'ADR lui-même, et le cahier des charges d'agrément des organismes de formation, pris en application de l'article 20 de l'arrêté du 29 mai 2009 relatif aux transports de marchandises dangereuses, ajoute qu'elles sont tirées au sort dans un recueil comportant au moins 300 questions. L'épreuve dure au moins 45 minutes. Un organisme qui en pose 30 est parfaitement dans les clous. Toute page qui vous annonce un nombre fixe se trompe, ou recopie une pratique locale.

Deuxième point : le seuil est de 70 % de réponses exactes, après prise en compte des coefficients de pondération éventuellement affectés aux questions. Cette réserve compte : selon l'organisme, toutes les questions ne pèsent pas nécessairement le même poids.

Troisième point, souvent mal compris : c'est l'organisme de formation agréé qui organise lui-même l'examen. L'article 16 de l'arrêté précité est explicite, seuls les organismes agréés organisent les formations et l'examen. Vous ne passerez pas votre épreuve devant un jury extérieur ni devant une administration.

≥ 25

QUESTIONS

Plancher réglementaire, tirées d'un recueil d'au moins 300

70 %

SEUIL DE RÉUSSITE

Après pondération éventuelle des questions

24

SÉANCES DE FORMATION

Dont au moins 18 d'enseignement théorique

5 ans

VALIDITÉ DU CERTIFICAT

Recyclage et examen pour le renouveler

Sources : arrêté TMD du 29 mai 2009 modifié et son cahier des charges d'agrément, relevés le 1er septembre 2026

Comment l'épreuve est fabriquée, et pourquoi ça vous protège

Le cahier des charges impose une séparation que peu de candidats connaissent, et qui explique le sérieux de l'épreuve : la sélection des questions et la correction des épreuves sont obligatoirement confiées à des personnes différentes de celles qui ont animé le stage, et les copies sont anonymes. Autrement dit, le formateur qui vous a accompagné pendant la semaine n'est ni celui qui choisit les questions, ni celui qui décide de votre note. Notez la formulation exacte : la séparation se fait par rapport à l'animateur du stage, et non entre les deux tâches, qu'une même personne extérieure peut assurer.

Conséquence pratique : n'attendez aucune indulgence de la part de votre formateur au moment de la correction, et ne cherchez pas à deviner « les questions qui tombent chez lui ». Elles sont tirées d'un recueil d'au moins trois cents, et il ne les choisit pas.

Le questionnaire porte sur le tronc commun de la formation de base. Celui-ci couvre les prescriptions générales du transport de marchandises dangereuses, les principaux types de dangers, les mesures de prévention et de sécurité, le comportement après un accident, le marquage, l'étiquetage, le placardage et la signalisation orange, les précautions au chargement et au déchargement, les interdictions de chargement en commun, le comportement dans les tunnels et la sensibilisation à la sûreté. La formation comprend en outre des exercices pratiques.

Douze questions commentées

Ces questions sont originales, écrites à partir du texte réglementaire public. Elles ne reproduisent aucun item d'examen réel : nous nous inspirons de la structure de l'épreuve, jamais de son contenu. Chaque réponse porte sa référence, pour que vous puissiez la vérifier plutôt que de nous croire.

  1. 01Un panneau orange porte 33 en partie haute. Que signale le chiffre doublé ? → Une intensification du danger, pas un second danger. Le 3 désigne l'inflammabilité d'un liquide ; 30 correspond à un point d'éclair de 23 à 60 °C, valeurs limites comprises, et 33 à un liquide très inflammable, de point d'éclair inférieur à 23 °C. (ADR 5.3.2.3.1 pour la règle du doublement, 5.3.2.3.2 pour la signification des chiffres)
  2. 02Le numéro d'identification du danger est précédé d'un X. Que faites-vous en cas de fuite ? → Vous n'utilisez pas d'eau sans l'accord d'un expert : le X signale que la matière réagit dangereusement avec l'eau. Ce n'est pas une matière explosive, confusion fréquente. (ADR 5.3.2.3.1)
  3. 03Quelles sont les dimensions prescrites du panneau orange ? → Une base de 40 cm et une hauteur de 30 cm, avec un liseré noir de 15 mm, sur un support rétroréfléchissant et résistant aux intempéries. Une tolérance de plus ou moins 10 % s'applique. (ADR 5.3.2.2.1)
  4. 04Votre citerne est vide mais n'a pas été nettoyée ni dégazée. Retirez-vous la signalisation ? → Non. Tant qu'elle n'est pas nettoyée, dégazée ou décontaminée, elle continue de porter les panneaux du chargement précédent. (ADR 5.3.2.1.7)
  5. 05Le liquide de rinçage des yeux est-il exigé pour tout transport ADR, ou seulement pour les matières corrosives ? → Ni l'un ni l'autre, et c'est un double piège. C'est un équipement général de l'unité de transport, au même titre que la cale de roue et les deux signaux d'avertissement autoporteurs, donc il ne concerne pas que les corrosifs. Mais c'est le seul des trois à connaître une dispense : il n'est pas prescrit pour les numéros d'étiquette de danger 1, 1.4, 1.5, 1.6, 2.1, 2.2 et 2.3. (ADR 8.1.5.2)
  6. 06Quel est l'équipement individuel exigé pour chaque membre d'équipage ? → Quatre éléments, et non trois : un baudrier fluorescent, un appareil d'éclairage portatif conforme au 8.3.4, une paire de gants de protection, et un équipement de protection des yeux. Par membre d'équipage, pas un jeu pour le véhicule. (ADR 8.1.5.2)
  7. 07L'extincteur : quelle capacité minimale pour le feu du compartiment moteur ou de la cabine ? → Au moins un extincteur de 2 kg, et cela dans les trois paliers de masse prévus par le texte. L'extincteur supplémentaire, lui, est d'au moins 2 kg jusqu'à 3,5 tonnes et d'au moins 6 kg au-delà. Le texte raisonne sur l'unité de transport, donc sur l'ensemble tracteur et remorque, pas sur le seul porteur. (ADR 8.1.4.1)
  8. 08Deux colis portent des étiquettes de danger différentes. Peut-on les charger ensemble ? → Par défaut non. L'interdiction est la règle, l'autorisation est l'exception, et elle se vérifie au tableau de compatibilité. Un candidat qui raisonne dans l'autre sens se trompe. (ADR 7.5.2.1)
  9. 09Qui doit vous remettre les consignes écrites, et quand ? → Le transporteur, avant le départ, dans une langue que chaque membre d'équipage peut lire et comprendre. L'obligation vise chaque membre individuellement, pas l'équipage en bloc. (ADR 5.4.3)
  10. 10Quelle est la différence entre la classe 4.2 et la classe 4.3 ? → L'agent déclencheur. La 4.2 regroupe les matières sujettes à l'inflammation spontanée, au contact de l'air ; la 4.3 celles qui, au contact de l'eau, dégagent des gaz inflammables. (ADR 2.2.42 et 2.2.43)
  11. 11Sur quelle étiquette de danger les inscriptions doivent-elles obligatoirement être blanches ? → Celle de la classe 8, les matières corrosives. C'est la seule où le blanc est imposé. Attention à la formulation : les étiquettes à fond vert, rouge ou bleu peuvent elles aussi porter leurs inscriptions en blanc, sans y être obligées. (ADR 5.2.2.2.1.6)
  12. 12Où lisez-vous le code de restriction en tunnel applicable à votre chargement ? → Dans la documentation du transport, à partir du tableau A du chapitre 3.2. Il ne figure pas sur le panneau orange, et beaucoup de candidats le cherchent là. (ADR 3.2, tableau A)

Si vous échouez, ce n'est pas seulement l'examen à repasser

C'est le point que les candidats découvrent au pire moment. En cas d'échec, le texte prévoit que le candidat suit à nouveau le stage correspondant avant de se représenter à un nouvel examen. Il ne s'agit donc pas de repasser le QCM seul quinze jours plus tard : c'est la formation entière qui est à refaire, avec le coût et les jours d'absence que cela suppose.

Aucun délai d'attente n'est fixé par le texte que nous avons pu consulter : la question du calendrier se règle avec l'organisme, en fonction de ses sessions.

Cette règle change la façon de préparer l'épreuve. Sur un examen que l'on peut repasser seul, un candidat peut se permettre de tenter sa chance. Ici, le coût d'un échec est celui d'une formation complète. C'est la raison pour laquelle une révision sérieuse avant le jour J est rentable, même pour un conducteur qui a vingt ans de route derrière lui.

À retenir

Le format. Au moins 25 questions tirées d'un recueil d'au moins 300, seuil de 70 % après pondération éventuelle. Aucun nombre fixe de questions : méfiez-vous des pages qui en annoncent un.

L'organisation. C'est votre organisme de formation agréé qui tient l'examen, pas le CIFMD, qui ne s'occupe que du conseiller à la sécurité. Sélection des questions et correction sont confiées à des personnes différentes, et les copies sont anonymes.

La formation. Le texte compte en séances et non en heures : 24 séances pour la formation de base initiale, dont au moins 18 d'enseignement théorique, plus des exercices pratiques.

L'échec. Il impose de refaire le stage entier avant de se représenter, pas seulement l'épreuve.

L'édition applicable. L'ADR 2025 est en vigueur depuis le 1er janvier 2025 et obligatoire depuis le 1er juillet 2025. Une question rattachée à une édition périmée enseigne une réponse fausse.

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